Red Tuesday

        J’avais fui le centre commercial, tel un voleur poursuivi par les forces de l’ordre. Je me souviens encore de cette sensation affreuse qui m’avait envahie lorsque je me hâtais de quitter les lieux du crime. Je me sentais coupable. J’avais l’impression que les personnes que je croisais avaient pris connaissance de mon crime. Je me sentais jugée. Je sentais leur accusation dans leur regard. Je voyais le dégoût sur leur visage. Je devinais leur critique. Et pourtant c’était impossible. Ils ne pouvaient pas être au courant. Ils ne pouvaient aucunement deviner ce que j’avais fait juste auparavant. J’étais bien cachée. J’étais dans une cabine. Non, je n’étai dans cette cabine ! Ce n’était pas moi ! C’était une autre personne. Ça ne pouvait pas être moi. Je ne peux pas me résigner. Je ne peux pas accepter. Je ne veux pas assumer.

Pourtant, malgré les heures passées, la chaleur qui était née en moi et l’excitation qui m’avait ébranlé dans cette cabine d’essayage ne m’avaient pas quitté. Cependant, je ne pouvais accepter mes actes. Non seulement le fait d’avoir agi de la sorte mais également le fait d’y avoir pris un plaisir. Un plaisir intense que je n’avais alors pas encore exploré de la sorte. C’était différent de tout ce que j’avais déjà expérimenté, non forcément meilleur, mais différent. Différent, et insuffisant. Il manquait quelque… Non ! Calme-toi. Ça suffit.

Je m’étais finalement réfugiée à la fac dans le but de retrouver mon esprit et me forcer à revenir sur terre. Essayer de revenir à mon quotidien afin d’oublier mon écart de conduite qui ne cessait de torturer mon esprit. J’avais simulé une panne de réveil auprès de mes amis, ce qui en soit était une partie de la réalité. J’étais arrivée à temps pour la dernière heure de cours du matin, mais j’étais totalement ailleurs. J’ai essayé tant bien que mal de rester normale pendant le repas et d’oublier. Mais rien à faire. Le premier cours de l’après-midi a commencé, et je n’étais toujours pas à l’aise. Le cours était intéressant et le professeur était pédagogue mais même ici, assise sur les bancs de la fac, je ne pouvais ignorer le poids de ma conscience. Je ne pouvais ignorer le sentiment de frustration que je ressentais. Physiquement ou mentalement je ne sais pas. Les deux peut-être. Cependant j’arrivais à suivre le cours. Je prenais des notes. J’écoutais le prof.

« Je peux venir chez toi ce soir ? ». Premier SMS de Sid de la journée.

Je suis surprise et à la fois contente de ce message. Dernièrement, c’est moi qui allais vers lui en premier, c’est moi qui engageais la conversation. Non que ça me dérangeait spécialement en réalité. Je ne m’en plaignais pas car il était toujours présent. Mais une petite attention de la sorte faisait toujours plaisir. Puis qui dit rencontre ce soir dit aussi… J’ai instantanément rougi face à cette pensée. Mon corps était en train de chavirer au quart de tour rien qu’au contenu de ce simple message et la honte me submergea à nouveau. Il a suffi d’un simple petit message de rien du tout pour que mon cerveau soit à nouveau dérouté. Le temps d’un instant, j’avais perdu le fil de ce que racontait mon professeur. Un cou de coude de ma camarade me ramena à la réalité.

« Eh, ça va ? Tu es toute rouge.
— Ah, euh, ouais ça va t’inquiète, un coup de chaud mais tranquille. »

Je m’étais empressée de répondre. Peut-être un peu trop rapidement même. Je ne sais pas si c’était assez crédible. J’avais l’impression d’avoir été pris sur les faits une fois de plus. J’avais le pressentiment qu’elle ne croyait pas mes mots ou même qu’elle savait la raison exacte de mes rougeurs. Mais elle n’insista pas, retournant plutôt à ses prises de notes avant de perdre le fil. Chose que je devrais faire mais il m’était impossible de me re-concentrer à nouveau. J’entrepris donc de simplement faire acte de présence, naviguant discrètement sur mon téléphone afin de parler à mon petit ami et trainant sur les réseaux sociaux. Et de même les heures suivant. Une fois après avoir fait le tour de ce que je pouvais voir et voyant qu’il restait encore une demi-heure avant la fin du dernier cours de la journée, mon esprit ne pu contenir les souvenirs de la matinée.

Je ne sais pas combien de temps j’étais restée dans cette cabine, assise sur cette chaise après m’être rhabillée. Scotchée, tétanisée. Je me souviens avoir voulu me cacher éternellement. Je voulais ne jamais sortir afin de ne pas me confronter à la réalité. J’avais peur. Peur de tomber sur des personnes qui peut-être m’attendaient juste derrière le rideau. Peur de me faire disputer par je ne sais pas… Un responsable du magasin qui m’avait peut-être entendu ? Peur de tomber sur le couple et… Et je ne sais pas ? Assez, c’est fini. C’est du passé.

La fin du cours me fit reprendre mes esprits. Je m’étais empressée de ranger mes affaires avant de sortir. Je tenais un peu compagnies à mes amis comme à chaque fin de journée. J’en profitais pour demander les notes de quelqu’un étant donnée que j’avais complètement abandonné l’idée de prendre des notes cet après-midi en plus d’avoir manqué le cours magistral de ce matin. Nous sommes partis boire un verre dans l’un des Pubs près de la fac mais j’étais un peu absente des sujets de conversation et je pense qu’ils l’avaient notifié mais ils ne me firent aucun reproche. On se connaissait depuis assez longtemps pour accepter et respecter les états d’âme de chacun.

Mon esprit pensait à la soirée à venir avec Sid et je me hâtais. Cela faisait une semaine en plus qu’on ne s’était pas vu, il était en partiels et avec son emploi à mi-temps, j’avais préféré lui laisser son temps libre pour bien se préparer et réviser sans distraction. Mais c’est sans aucun doute qu’il me manquait. Encore plus aujourd’hui. Encore plus depuis qu’il avait proposé de passer chez moi ce soir. Je me sentais comme une adolescente prépubère excitée de sortir en rendez-vous avec son petit ami. Cependant, mon excitation n’avait rien d’aussi pure.

Il était dix-neuf heures quand j’arrivai chez moi. Le dîner avait été préparé par mes parents et ils étaient en train de se préparer à sortir quand je suis arrivée. Chaque lundi ils avaient une réunion au sein de leur association et ils n’en manquaient jamais aucune malgré le fait que ça durait souvent jusqu’à deux heures du matin et que le lendemain, tous les deux travaillaient. Ils étaient absolument dévoués, c’était mignon. Je leur informai la venue de Sid à la maison ce soir afin qu’ils ne soient pas surpris de le voir demain matin. Sid et moi allions sur notre troisième année de couple, alors mes parents comme les siens étaient bien au courant de notre relation. De mon côté, mes parents l’acceptaient et l’appréciaient. Du côté des siens, j’en espérai de même.

J’entrepris de me préparer en attendant sa venue, il n’avait pas précisé à quelle heure il allait arriver mais je sais que ces cours finissaient toujours à vingt heures, donc le temps qu’il prenne les transports et peut-être passer chez lui avant, j’avais le temps de me préparer. Idiote que je suis, j’ai du me doucher deux fois car c’est une fois sous le jet d’eau et après m’être savonnée que j’ai pensé à m’épiler car j’avais laissé une semaine de poils repoussés étant que je ne voyais pas l’intérêt de le faire vu l’hiver. Car oui, je voyais l’épilation comme un calvaire, même si je me sentais toujours mieux en ayant la peau lisse et toute douce sans le moindre repousse. S’occuper de mes cheveux mirent plus de temps car j’avais les cheveux bouclés et le temps d’hydrater ces derniers, puis de définir les boucles et enfin de les sécher, une bonne heure et demie étaient passées.

Il était bientôt vingt-deux heures trente et j’avais faim, mais j’attendais Sid. Et il ne tarda pas à arriver. Mes parents étaient déjà partis depuis maintenant trente minutes donc j’avais pu me vêtir adéquatement pour la soirée. Un ensemble de sous-vêtements en dentelles dorées dont un soutien-gorge, un string, une brassière, une porte-jarretelle et des bas. Ayant une peau légèrement matte, cette couleur m’allait au teint. Tout cela était partiellement camouflé sous ma robe de chambre noire en satin dénouée. C’était assez sexy non ? Sid allait forcément apprécié. Je voulais un peu l’impressionner ce soir, je voulais quelque chose de différent de nos habitudes. Il sera agréablement surpris.

Et surpris il l’était en me découvrant derrière ma porte. Il était certain qu’il ne s’attendait pas à un tel accueil de ma part, ce qui éveilla un petit sentiment de victoire en moi. Le regard qu’il porta sur l’ensemble de mon corps me réchauffa légèrement. Je me sentais timide dans cet accoutrement mais c’était également euphorisant. Je me sentais différente, c’était une autre part de ma personnalité qui avait pris la décision d’impressionner Sid ce soir. Une autre part qui recherchait le contact physique auprès de Sid et curieusement, je me plaisais au moins un peu dans ce rôle.

« Mais qu’est-ce que…  ?
— Chhhhh… »

L’avais-je aussitôt coupé par un baiser que je voulais d’abord tendre. Il était consterné. Il ne réagissait pas. Son corps était tendu et sans réaction. Puis je sentis qu’il voulait me repousser alors j’intensifiais le baiser, cherchant une réaction de la part de ses lèvres tandis que je le tirais dans la maison, tout en fermant habilement la porte derrière lui. Il était mignon à réagir de la sorte et c’était vraiment satisfaisant de le voir aussi déconcerté. C’en était presque amusant. Dans sa confusion, je le tirais en directement de ma chambre où il essaya à nouveau de parler ou de me questionner mais une fois de plus je rompis sa prise de parole en l’embrassant, cette fois-ci avec plus d’insistance car je sentais ses barrières qui tombaient. Ses lèvres répondaient naturellement aux miennes. Ce fut plus langoureux, nos lèvres s’épousaient parfaitement, nos langues s’entremêlaient doucement et je le repoussais lentement vers mon lit afin qu’il s’y assoie. J’en fis de même sur lui. Mon postérieur installé sur ses cuisses et mes jambes encadrant les siennes.

« Attends…s’il te plaît…
— Oui ? »

Mes lèvres avaient alors quitté les siennes afin de le laisser s’exprimer mais je trouvais vite une autre cible. Glissant le long de sa nuque, je m’engageai maintenant dans le creux de son cou où je laissais quelques baisers humides en attendant ces mots. Mais ce furent des soupirs qui parvinrent à mes oreilles alors je pris cela pour incitation à continuer et c’est ce que je fis, léchant tantôt son épiderme ou laissant parfois mes dents s’exprimer sans être violente. Et enfin je sentais son corps se détendre, se lâcher. Enfin je le sentais apprécier. Ses larges mains avaient pris possession de mes hanches qu’il caressait doucement par-dessus ma robe de chambre. De mon côté, mes mains ne restaient pas de marbre, commençant lentement à le déshabiller pendant que ma bouche alternait entre sa nuque et ses lèvres.

Sid fut rapidement torse nue. Il n’avait pas un corps parfait, quelques petites fines couches de graisse par-ci par-là, rien de bien choquant. Il ne faisait pas de musculation mais on devinait à l’œil les traits de ses muscles, ce qui rendait son corps pas du tout désagréable à regarder. J’étais particulièrement excitée de voir ce corps aujourd’hui, je crois bien que ça faisait longtemps que je n’avais pas porté sur lui un tel regard. Bien sûr qu’habituellement lorsqu’on faisait l’amour j’étais excitée, mais là c’était différent. Je me sentais différente tout simplement. Comme si ma matinée au centre commerciale m’avait changé. Mais j’avais envie de lui, j’avais envie de Sid d’une manière différente. Et j’essayais de m’exprimer dans mes baisers. Mes lèvres pulpeuses se baladaient maintenant sur son torse. Je sentais sa peau frémir sous mon touché. Et il en était de même de mon côté. J’étais excitée. Mon comportement m’excitait.

« Bébé, retire tes chaussures et ton pantalon. »

Lui murmurais-je à l’oreille avant de quitter ses cuisses, me relevant, tout en maintenant contact avec ses yeux pour qu’il ne me quitte pas du regard. Je laissais la robe de satin glisser le long de mes épaules jusqu’au sol pendant que le pantalon de Sid gisait maintenant à ses pieds. Je revenais près de lui tout en restant debout pendant que lui s’était de nouveau assis sur le bord de mon lit. Ce fut mon tour d’être recouverte de baiser. Ses bras encadraient mon corps tandis que ses lèvres dessinaient une ligne inconnue sur mon ventre. Ses douces caresses se firent plus intenses et j’avais fermé les yeux afin de profiter de toutes ses sensations.

Je sentais mon bas ventre se réveiller lentement, bourdonnant peu à peu au fil des secondes. Mon corps tremblaient de frissons sous les soupirs des baisers chaleureux de Sid. Je me sentis soudainement transportée puis bientôt allongée sur le lit. J’ignorais pourquoi mais cela me fit rire intérieurement. Cependant, j’oubliais cela assez vite quand Sid revenait vers moi, ses lèvres se faufilant dans mon cou sensible. Je ne pus retenir un soupir de plaisir sous cette initiative. Pendant que mes mains longeaient le large dos de mon petit-ami, les siens se faufilaient dans mon dos afin de défaire mon soutien-gorge et ainsi libérer ma poitrine qu’il prit ensuite un malin plaisir à torturer. Il aimait ma poitrine, je le savais. Il consacra d’ailleurs plus de temps à jouer avec mes seins que le reste du haut de mon corps et plus le temps passait et plus mes mamelles devenaient sensibles sous son touché.

Tout mon corps était plus sensible. Le moindre de ses gestes me faisait trembler et me rendait impatiente. Dans nos ébats, les souvenirs de la cabine me revinrent en mémoire et ma libido s’intensifia instantanément. Comme par instinct, mon corps chercha à revivre ces même sensations. Je me sentais mouillé dans ma culotte. Ma timidité revenait à ces souvenirs en plus de la honte que j’avais alors ressentie mais mon envie se faisait aussi plus gourmande. Cette péripétie m’avait à ce point marqué et avait à ce point plu à mon corps que je m’étais décidé à chauffer mon mec de la sorte ? Devrais-je aussi me sentir coupable de cela ?

Je n’eus pas le temps d’y réfléchir plus longtemps car de fins doigt glissant sous mon string rompit mes pensées, me retirant un hoquet de surprise, avant un gémissement de plaisir lorsque les doigts se mirent à me caresser. Ah putain c’était tellement mieux lorsque c’était les doigts d’une autre personne. Je pouvais totalement m’abandonner au plaisir sans le moindre effort. Mon corps réagissait plus que bien aux avances de Sid. Mon corps réclamait maintenant plus que ce que Sid me donnait. Mon corps avait faim. J’avais faim. J’avais envie de lui. Depuis ce matin, c’est ce qui me manquait. Si je me sentais autant frustrée c’était parce que j’avais envie de lui. Mon corps ne pouvait être totalement rassasié sans sa participation.

Mon esprit bouillonnait maintenant. J’aimais cette sensation. Mon corps était totalement réveillé et aux aguets du moindre touché. Ma main gauche s’était glissée sous le caleçon de Sid et c’est sans la moindre timidité cette fois-ci, que j’empoignais l’objet de mes désirs pendant que mon autre main s’occupait de descendre ce fichu sous-vêtement afin qu’il le retire, ce qu’il fit aussitôt. Je pouvais sentir la chaleur de son sexe érigé sous mes doigts. Ce contact fut pulsé mon sang et les battements de mon cœur s’accéléraient plus que nécessaire. Je jouais quelques instants avec son membre, glissant mes doigts sur sa longueur sous forme de va et viens.

Mon impatience eue raison de moi. J’étais trop excité. Assez excité pour être fin prêt plus bas. Le repoussant légèrement, je me penchais sur le côté afin d’attraper l’un des préservatifs que j’avais mis de côté pour la soirée. Déchirant l’emballage de ce dernier, je revenais vite me faufiler sous les bras de mon amant pour lui mettre la protection. Mes mouvements étaient vifs, signe de mon empressement. J’étais quelques peu maladroite et n’arrivais pas à lui mettre le contraceptif alors il prit la relève, semblant tout aussi impatient que moi de la suite des évènements. Il était excité lui aussi, je le sentais, je le voyais. C’était d’un commun accord qu’on voulait accélérer et passer à l’étape suivante.

S’ensuivit alors l’acte charnelle. C’est lentement que Sid me pénétra. Je sentais son sexe s’immiscer lentement. Il se voulait prévoyant car on s’était empressé et avions sauté quelques étapes des préliminaires. C’était adorable de sa part et je lui en fus reconnaissante, cependant ce n’était pas là ce que mon corps désirait. Ce n’était pas le genre d’attention que je réclamais et je me fis comprendre en appuyant sur l’arrière de son bassin afin qu’il rentre enfin sa totalité en moi tout en exprimant mon bien-être dans un soupir. Il dût être surpris de cette audace dont je n’avais jamais réellement fait preuve auparavant mais ça ne pouvait pas lui déplaire.

Sid se mouvait en moi, doucement, lentement avant d’accélérer peu à peu. Je sentais parfaitement ses va et viens et c’était tout bonnement agréable. Sentir et voir son corps viril me surplomber accentuait d’autant plus mon plaisir qui montait en crescendo. Mes mains elles, ne restaient pas de marbre, caressant toute parcelle de peau que je pouvais afin de le rassurer et l’encourager dans ses mouvements. Je m’abandonnais au plaisir de l’acte. Je me laissais me noyer dans ses bras. Le frottement de son sexe entre mes parois était exquis. Le tambourinement orchestré par sa verge dans mon intimité me faisait peu à peu perdre la tête. La manière dont il avait de maintenir fermement mes hanches me faisait perdre pied. Le tintillement de plaisir qui menaçait d’exploser au creux de mon bas ventre avait lancé son compte à rebours et je pouvais deviner qu’il en était de même de son côté d’après les quelques grognements étouffés qu’il laissait parfois échapper. La température de la pièce avait sûrement atteint son maximum. Mon souffle était saccadé et j’avais l’impression de m’étouffer. Mais c’était agréable. Je n’étais plus loin. C’était tout près. On y était presque. C’est… Wow ???

« Putain de merde. »

J’étais complètement sonné mais j’avais très bien entendu ces mots et cela m’avait arraché un sourire. J’étais totalement essoufflée. Je n’avais plus le contrôle sur mon corps, j’étais juste un être déchu sur ce lit. Je pouvais juste sentir mes cuisses tremblées en sentant Sid se retirer de ma personne avec une certaine hâte.

« Putain, putain, putain. »

Pourquoi répétait-il autant toutes ces injures ? Je voulais bien admettre que c’était remarquable mais le ton légèrement paniqué que je sentais dans ces mots étaient anormales et je ne comprenais pas la raison de cet intonation. Ouvrant donc les yeux afin de regarder mon petit-ami, je le voyais remettre son caleçon avant de s’asseoir sur le rebord du lit, se tenant la tête entre les mains. Mon réveil affichait plus de minuit passé. On était donc déjà mardi.

« Écoute, je ne voulais pas ça. Tu… Tu m’as pris au dépourvu et. Mais il faut qu’on arrête. Je voulais le faire dans les règles, je ne voulais pas te faire espérer pour la Saint-Valentin. Et toi tu… Enfin, rompons. »

Red Tuesday
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